{"id":540,"date":"2021-04-17T17:33:20","date_gmt":"2021-04-17T15:33:20","guid":{"rendered":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/?post_type=glossary&#038;p=540"},"modified":"2021-04-17T17:33:20","modified_gmt":"2021-04-17T15:33:20","slug":"abeilles","status":"publish","type":"glossary","link":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/","title":{"rendered":"Abeilles"},"content":{"rendered":"<p>Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Abeilles&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; abeilles, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.\nLe cas d&rsquo;Apis melifera, l&rsquo;abeille domestique &eacute;lev&eacute;e en Europe et en Am&eacute;rique, est embl&eacute;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a>, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.<br>\nLe cas d&#x2019;Apis melifera, l&#x2019;abeille domestique &#xE9;lev&#xE9;e en Europe et en Am&#xE9;rique, est embl&#xE9;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe &#x2013; et 10 ans plus tard en Am&#xE9;rique &#x2013; on a vu appara&#xEE;tre le SEE (syndrome d&#x2019;<a class=\"glossaryLink\" aria-describedby=\"tt\" data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Effondrement&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Terme in&#xE9;luctable et catastrophique du d&#xE9;veloppement socio-&#xE9;conomique proc&#xE9;dant de la r&#xE9;volution industrielle et reposant sur le postulat de l&#x2019;existence d&#x2019;une quantit&#xE9; infinie de ressources exploitables. Les &#xE9;changes de marchandises qui sont sa manifestation principale sont vou&#xE9;s &#xE0; dispara&#xEE;tre, d&#x2019;une part &#xE0; cause de la d&#xE9;pl&#xE9;tion des mati&#xE8;res premi&#xE8;res (p&#xE9;trole, phosphore, m&#xE9;taux rares), d&#x2019;autre part sous l&#x2019;effet de ses externalit&#xE9;s n&#xE9;gatives, au premier rang desquelles est la&#xA0;d&#xE9;stabilisation climatique globale. La perte mondiale de la s&#xE9;curit&#xE9; alimentaire, qui sera son premier effet, engendrera in&#xE9;vitablement sous l&#x2019;effet de King, un surench&#xE9;rissement des denr&#xE9;es alimentaires puis, dans un second temps, des conduites de survie multi &#xE9;chelles, de l&#x2019;agression individuelle &#xE0; l&#x2019;invasion &#xE9;trang&#xE8;re. La parade &#xE0; cette issue d&#xE9;sormais in&#xE9;vitable pourrait reposer, selon la th&#xE8;se de plusieurs analystes, sur la mise en place de micro soci&#xE9;t&#xE9;s r&#xE9;silientes, capables en particulier de produire l&#x2019;essentiel de leur nourriture. Il est cependant douteux que la grande majorit&#xE9; des humains parviennent &#xE0; temps &#xE0; op&#xE9;rer la transition culturelle qu&#x2019;elle implique. Dans l&#x2019;id&#xE9;al il faudrait impulser partout les m&#xE9;canismes du r&#xE9;tro d&#xE9;veloppement, le d&#xE9;veloppement humain prenant progressivement la place du d&#xE9;veloppement mat&#xE9;riel, les rapports humains, celle des objets substitutifs, le d&#xE9;veloppement personnel, celle de la consommation, la r&#xE9;paration, celle de l&#x2019;achat.&lt;\/div&gt;\" href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/effondrement\/\" target=\"_blank\" data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]' tabindex=\"0\" role=\"link\">effondrement<\/a> des essaims).<br>\nSes caract&#xE9;ristiques sont les suivantes : les ouvri&#xE8;res adultes disparaissent, laissant les &#x153;ufs et les larves &#xE0; l&#x2019;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.<br>\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Pesticides&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Compos&eacute;s chimiques employ&eacute;s syst&eacute;matiquement dans l&rsquo;agriculture de rente afin de maximiser les rendements, les pesticides sont des mol&eacute;cules chimiques destin&eacute;es &agrave; &eacute;liminer les ravageurs potentiels des cultures, essentiellement les insectes (insecticides) et les moisissures (fongicides). Cependant leur emploi conjugu&eacute; &agrave; celui des V.H.R. (vari&eacute;t&eacute;s &agrave; haut rendement) s&lsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; contreproductif ; la faible variabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique de ces plans et l&rsquo;emploi r&eacute;p&eacute;t&eacute; de ces mol&eacute;cules suffisent en quelques ann&eacute;es &agrave; s&eacute;lectionner des super-ravageurs. Il faut alors soit augmenter les doses, soit investir dans un nouveau cultivar, soit encore&nbsp;passer &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de pesticides (&eacute;cosyst&eacute;miques, par exemple, c&rsquo;est-&agrave;-dire enrobant la graine ou r&eacute;pandus pr&eacute;alablement dans le sol). Outre ces performances discutables, les pesticides ont provoqu&eacute; de nombreux dommages collat&eacute;raux : maladies professionnelles des travailleurs de l&rsquo;agriculture, cancer notamment, g&eacute;notoxicit&eacute; pour les consommateurs de ces productions, &eacute;limination progressive des insectes pollinisateurs, atteintes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; la biodiversit&eacute;. Outre le fait qu&rsquo;ils empoisonnent les cours d&rsquo;eau, ils pourraient &eacute;galement &ecirc;tre impliqu&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tiologie de l&rsquo;autisme &ndash; les neurotoxiques repr&eacute;sentent 40% de la production actuelle &ndash; et dans l&rsquo;effondrement des populations d&rsquo;oiseaux. Les O.G.M., qui se sont longtemps pr&eacute;sent&eacute;s comme une alternative, ne sont en r&eacute;alit&eacute; destin&eacute;s qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;server ce march&eacute; lucratif pour les majors de l&rsquo;industrie chimique ; l&rsquo;&eacute;limination du ravageur principal ne dispense en rien de l&rsquo;emploi de pesticides pour tous les autres ravageurs potentiels. Dans une p&eacute;riode qui sera de plus en plus marqu&eacute;e par l&rsquo;incertitude climatique, la sagesse commanderait, au contraire, une culture biologique de m&eacute;langes vari&eacute;taux les plus riches possible.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/pesticides\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>pesticides<\/a> traditionnels.<br>\nCe sont d&#x2019;abord les &#xE9;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de <em>Varroa destructor<\/em>, de muter et d&#x2019;&#xE9;tendre son aire de r&#xE9;partition de l&#x2019;Asie &#x2013; o&#xF9; il est relativement ma&#xEE;tris&#xE9; par son h&#xF4;te, <em>Apis cerana<\/em> &#x2013; vers l&#x2019;Europe et l&#x2019;Am&#xE9;rique.<br>\nEn plus de son action propre &ndash; il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Virus&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;S&eacute;quence de mol&eacute;cules (polym&egrave;re) comportant la m&ecirc;me structure de base, soit avec une mol&eacute;cule de ribose (A.R.N.) soit avec une mol&eacute;cule de d&eacute;soxyribose (A.D.N., un atome d&rsquo;oxyg&egrave;ne en moins) et codant pour un certain nombre de mol&eacute;cules sp&eacute;cifiques, de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que les acides nucl&eacute;iques des bact&eacute;ries ou des pluricellulaires.\nSur cette structure fondamentale, et au cours de l&rsquo;&eacute;volution, certaines s&eacute;quences int&eacute;gr&eacute;es au g&eacute;nome des premiers mono-cellulaires (protozoaires) ont pris les commandes de leur reproduction, jusqu&rsquo;&agrave; constituer un organite sp&eacute;cifique : le noyau.\nD&rsquo;autres, en commandant la synth&egrave;se de prot&eacute;ines sp&eacute;cifiques, se sont dot&eacute;es de dispositifs de protection (capside) et de p&eacute;n&eacute;tration des cellules ; ce sont les virus proprement dits.\nLes virus ont acquis la capacit&eacute; de d&eacute;tourner la machinerie cellulaire &agrave; leur profit de fa&ccedil;on &agrave; se multiplier. Quand les prot&eacute;ines et l&rsquo;&eacute;nergie disponible (mitochondries) de la cellule parasit&eacute;e leur ont permis de parvenir &agrave; leur fin, ils font &eacute;clater le cytoplasme et se r&eacute;pandent dans le milieu.\nOn ignore encore quelle est exactement leur place dans l&rsquo;arbre philo-g&eacute;n&eacute;tique des bio-mol&eacute;cules. Du reste il est difficile de d&eacute;terminer si l&rsquo;on doit les compter parmi les vivants puisqu&rsquo;ils ne respirent pas et ne se nourrissent pas ; les virus se contentent de se reproduire. D&rsquo;ailleurs certains d&rsquo;entre eux restent dormant, int&eacute;gr&eacute;s au g&eacute;nome de\nleur h&ocirc;te qui duplique &agrave; mesure la s&eacute;quence de leurs bases.\nC&rsquo;est dire que l&rsquo;amplitude croissante des variations bioclimatiques risque fort de provoquer des r&eacute;veils de masse ou de rapides mutations, r&eacute;duisant d&rsquo;autant la capacit&eacute; des humains &agrave; &eacute;difier des parades afin de contrer les maladies &eacute;mergentes.\nDu fait de l&rsquo;universalit&eacute; du code g&eacute;n&eacute;tique, les virus, m&ecirc;me s&rsquo;ils ont g&eacute;n&eacute;ralement un h&ocirc;te sp&eacute;cifique, sont susceptibles de passer la barri&egrave;re inter-esp&egrave;ces d&egrave;s qu&rsquo;ils ont trouv&eacute; des conditions favorables et un vecteur ad hoc. L&rsquo;estimation de leur nombre tourne autour de plusieurs centaines de milliers. On ne pourra probablement pas tous les nommer. Les premiers : virus du SIDA, de la dengue, de la fi&egrave;vre d&rsquo;&Eacute;bola, de\nl&rsquo;infection Zika, de la grippe aviaire, de la Covid 19, et c&hellip;\nDans le m&ecirc;me ordre d&rsquo;id&eacute;e, on vient de d&eacute;couvrir que le r&eacute;chauffement provoque la prolif&eacute;ration des bact&eacute;ries du genre Vibrio dans les lagunes, ce qui accro&icirc;t, l&agrave; aussi, les risques de contamination. C&rsquo;est une bact&eacute;rie de cette esp&egrave;ce qui est l&rsquo;agent du chol&eacute;ra.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/virus\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>virus<\/a> provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.<br>\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Pesticides&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Compos&eacute;s chimiques employ&eacute;s syst&eacute;matiquement dans l&rsquo;agriculture de rente afin de maximiser les rendements, les pesticides sont des mol&eacute;cules chimiques destin&eacute;es &agrave; &eacute;liminer les ravageurs potentiels des cultures, essentiellement les insectes (insecticides) et les moisissures (fongicides). Cependant leur emploi conjugu&eacute; &agrave; celui des V.H.R. (vari&eacute;t&eacute;s &agrave; haut rendement) s&lsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; contreproductif ; la faible variabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique de ces plans et l&rsquo;emploi r&eacute;p&eacute;t&eacute; de ces mol&eacute;cules suffisent en quelques ann&eacute;es &agrave; s&eacute;lectionner des super-ravageurs. Il faut alors soit augmenter les doses, soit investir dans un nouveau cultivar, soit encore&nbsp;passer &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de pesticides (&eacute;cosyst&eacute;miques, par exemple, c&rsquo;est-&agrave;-dire enrobant la graine ou r&eacute;pandus pr&eacute;alablement dans le sol). Outre ces performances discutables, les pesticides ont provoqu&eacute; de nombreux dommages collat&eacute;raux : maladies professionnelles des travailleurs de l&rsquo;agriculture, cancer notamment, g&eacute;notoxicit&eacute; pour les consommateurs de ces productions, &eacute;limination progressive des insectes pollinisateurs, atteintes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; la biodiversit&eacute;. Outre le fait qu&rsquo;ils empoisonnent les cours d&rsquo;eau, ils pourraient &eacute;galement &ecirc;tre impliqu&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tiologie de l&rsquo;autisme &ndash; les neurotoxiques repr&eacute;sentent 40% de la production actuelle &ndash; et dans l&rsquo;effondrement des populations d&rsquo;oiseaux. Les O.G.M., qui se sont longtemps pr&eacute;sent&eacute;s comme une alternative, ne sont en r&eacute;alit&eacute; destin&eacute;s qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;server ce march&eacute; lucratif pour les majors de l&rsquo;industrie chimique ; l&rsquo;&eacute;limination du ravageur principal ne dispense en rien de l&rsquo;emploi de pesticides pour tous les autres ravageurs potentiels. Dans une p&eacute;riode qui sera de plus en plus marqu&eacute;e par l&rsquo;incertitude climatique, la sagesse commanderait, au contraire, une culture biologique de m&eacute;langes vari&eacute;taux les plus riches possible.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/pesticides\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>pesticides<\/a> et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Abeilles&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; abeilles, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.\nLe cas d&rsquo;Apis melifera, l&rsquo;abeille domestique &eacute;lev&eacute;e en Europe et en Am&eacute;rique, est embl&eacute;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a> domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. 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A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a> qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me<br>\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. 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Il faut alors soit augmenter les doses, soit investir dans un nouveau cultivar, soit encore&nbsp;passer &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de pesticides (&eacute;cosyst&eacute;miques, par exemple, c&rsquo;est-&agrave;-dire enrobant la graine ou r&eacute;pandus pr&eacute;alablement dans le sol). Outre ces performances discutables, les pesticides ont provoqu&eacute; de nombreux dommages collat&eacute;raux : maladies professionnelles des travailleurs de l&rsquo;agriculture, cancer notamment, g&eacute;notoxicit&eacute; pour les consommateurs de ces productions, &eacute;limination progressive des insectes pollinisateurs, atteintes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; la biodiversit&eacute;. Outre le fait qu&rsquo;ils empoisonnent les cours d&rsquo;eau, ils pourraient &eacute;galement &ecirc;tre impliqu&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tiologie de l&rsquo;autisme &ndash; les neurotoxiques repr&eacute;sentent 40% de la production actuelle &ndash; et dans l&rsquo;effondrement des populations d&rsquo;oiseaux. Les O.G.M., qui se sont longtemps pr&eacute;sent&eacute;s comme une alternative, ne sont en r&eacute;alit&eacute; destin&eacute;s qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;server ce march&eacute; lucratif pour les majors de l&rsquo;industrie chimique ; l&rsquo;&eacute;limination du ravageur principal ne dispense en rien de l&rsquo;emploi de pesticides pour tous les autres ravageurs potentiels. Dans une p&eacute;riode qui sera de plus en plus marqu&eacute;e par l&rsquo;incertitude climatique, la sagesse commanderait, au contraire, une culture biologique de m&eacute;langes vari&eacute;taux les plus riches possible.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/pesticides\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>pesticides<\/a>, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des <a class=\"glossaryLink\" aria-describedby=\"tt\" data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;R&#xE9;troactions&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Propri&#xE9;t&#xE9;s des syst&#xE8;mes complexes qui impliquent une incidence en retour d&#x2019;une phase donn&#xE9;e de leur d&#xE9;veloppement sur une phase ant&#xE9;rieure. Les r&#xE9;troactions forment donc des boucles.&amp;lt;br \/&amp;gt;Une r&#xE9;troaction peut &#xEA;tre positive ou n&#xE9;gative. Dans le second cas, l&#x2019;effet en retour va limiter ou arr&#xEA;ter le d&#xE9;veloppement ou\nl&#x2019;&#xE9;volution du syst&#xE8;me en intervenant sur telle ou telle de ses variables.&amp;lt;br \/&amp;gt;Les r&#xE9;troactions n&#xE9;gatives ou r&#xE9;tro-inhibitions constituent une modalit&#xE9; essentielle de la r&#xE9;gulation des syst&#xE8;mes biologiques. Par exemple l&#x2019;ingestion d&#x2019;aliments induit, via le syst&#xE8;me nerveux et hormonal, la s&#xE9;cr&#xE9;tion du suc gastrique qui va permettre la digestion ; quand le bol alimentaire parvient dans l&#x2019;estomac, il enclenche la lib&#xE9;ration d&#x2019;une hormone, la gastrine, qui va accro&#xEE;tre la s&#xE9;cr&#xE9;tion de suc gastrique. Mais si le Ph de l&#x2019;estomac tombe en de&#xE7;&#xE0; d&#x2019;un certain seuil, l&#x2019;acide exc&#xE9;dentaire va inhiber la lib&#xE9;ration de gastrine, ce qui va interrompre la production exc&#xE9;dentaire de suc gastrique.&amp;lt;br \/&amp;gt;Les r&#xE9;troactions positives, au contraire, induisent une augmentation d&#x2019;une ou de plusieurs variables du syst&#xE8;me. La structure en boucle engendre alors une spirale croissante de la variation initiale avec, &#xE0; terme, un basculement du syst&#xE8;me, induisant une disparition temporaire ou d&#xE9;finitive de son &#xE9;tat ant&#xE9;rieur.&amp;lt;br \/&amp;gt;Ce sont ces &#xAB; r&#xE9;tro-acc&#xE9;l&#xE9;rations &#xBB; qui sont &#xE0; craindre pour ce qui est de la pr&#xE9;servation des biotopes.&amp;lt;br \/&amp;gt;Par exemple l&#x2019;accumulation de gaz &#xE0;&#xA0;effet de serre&#xA0;dans l&#x2019;atmosph&#xE8;re arctique induit un r&#xE9;chauffement brutal, la part de l&#x2019;ensoleillement &#xE9;tant la plus faible dans cette zone. La fonte de la banquise fait passer les surfaces, libres de&#xA0;glace, de l&#x2019;alb&#xE9;do\nle plus &#xE9;lev&#xE9; &#xE0; l&#x2019;alb&#xE9;do le plus bas ; la zone emmagasine donc de plus en plus de chaleur, ce qui acc&#xE9;l&#xE8;re la fonte de la banquise en &#xE9;t&#xE9; et ralentit sa reconstitution en hiver. La banquise diminue donc encore, ce qui induit un nouvel accroissement de la chaleur, etc&#x2026;&lt;\/div&gt;\" href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/retroaction\/\" target=\"_blank\" data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]' tabindex=\"0\" role=\"link\">r&#xE9;troactions<\/a> positives avec les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Virus&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;S&eacute;quence de mol&eacute;cules (polym&egrave;re) comportant la m&ecirc;me structure de base, soit avec une mol&eacute;cule de ribose (A.R.N.) soit avec une mol&eacute;cule de d&eacute;soxyribose (A.D.N., un atome d&rsquo;oxyg&egrave;ne en moins) et codant pour un certain nombre de mol&eacute;cules sp&eacute;cifiques, de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que les acides nucl&eacute;iques des bact&eacute;ries ou des pluricellulaires.\nSur cette structure fondamentale, et au cours de l&rsquo;&eacute;volution, certaines s&eacute;quences int&eacute;gr&eacute;es au g&eacute;nome des premiers mono-cellulaires (protozoaires) ont pris les commandes de leur reproduction, jusqu&rsquo;&agrave; constituer un organite sp&eacute;cifique : le noyau.\nD&rsquo;autres, en commandant la synth&egrave;se de prot&eacute;ines sp&eacute;cifiques, se sont dot&eacute;es de dispositifs de protection (capside) et de p&eacute;n&eacute;tration des cellules ; ce sont les virus proprement dits.\nLes virus ont acquis la capacit&eacute; de d&eacute;tourner la machinerie cellulaire &agrave; leur profit de fa&ccedil;on &agrave; se multiplier. Quand les prot&eacute;ines et l&rsquo;&eacute;nergie disponible (mitochondries) de la cellule parasit&eacute;e leur ont permis de parvenir &agrave; leur fin, ils font &eacute;clater le cytoplasme et se r&eacute;pandent dans le milieu.\nOn ignore encore quelle est exactement leur place dans l&rsquo;arbre philo-g&eacute;n&eacute;tique des bio-mol&eacute;cules. Du reste il est difficile de d&eacute;terminer si l&rsquo;on doit les compter parmi les vivants puisqu&rsquo;ils ne respirent pas et ne se nourrissent pas ; les virus se contentent de se reproduire. D&rsquo;ailleurs certains d&rsquo;entre eux restent dormant, int&eacute;gr&eacute;s au g&eacute;nome de\nleur h&ocirc;te qui duplique &agrave; mesure la s&eacute;quence de leurs bases.\nC&rsquo;est dire que l&rsquo;amplitude croissante des variations bioclimatiques risque fort de provoquer des r&eacute;veils de masse ou de rapides mutations, r&eacute;duisant d&rsquo;autant la capacit&eacute; des humains &agrave; &eacute;difier des parades afin de contrer les maladies &eacute;mergentes.\nDu fait de l&rsquo;universalit&eacute; du code g&eacute;n&eacute;tique, les virus, m&ecirc;me s&rsquo;ils ont g&eacute;n&eacute;ralement un h&ocirc;te sp&eacute;cifique, sont susceptibles de passer la barri&egrave;re inter-esp&egrave;ces d&egrave;s qu&rsquo;ils ont trouv&eacute; des conditions favorables et un vecteur ad hoc. L&rsquo;estimation de leur nombre tourne autour de plusieurs centaines de milliers. On ne pourra probablement pas tous les nommer. Les premiers : virus du SIDA, de la dengue, de la fi&egrave;vre d&rsquo;&Eacute;bola, de\nl&rsquo;infection Zika, de la grippe aviaire, de la Covid 19, et c&hellip;\nDans le m&ecirc;me ordre d&rsquo;id&eacute;e, on vient de d&eacute;couvrir que le r&eacute;chauffement provoque la prolif&eacute;ration des bact&eacute;ries du genre Vibrio dans les lagunes, ce qui accro&icirc;t, l&agrave; aussi, les risques de contamination. C&rsquo;est une bact&eacute;rie de cette esp&egrave;ce qui est l&rsquo;agent du chol&eacute;ra.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/virus\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>virus<\/a> ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Pesticides&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Compos&eacute;s chimiques employ&eacute;s syst&eacute;matiquement dans l&rsquo;agriculture de rente afin de maximiser les rendements, les pesticides sont des mol&eacute;cules chimiques destin&eacute;es &agrave; &eacute;liminer les ravageurs potentiels des cultures, essentiellement les insectes (insecticides) et les moisissures (fongicides). Cependant leur emploi conjugu&eacute; &agrave; celui des V.H.R. (vari&eacute;t&eacute;s &agrave; haut rendement) s&lsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; contreproductif ; la faible variabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique de ces plans et l&rsquo;emploi r&eacute;p&eacute;t&eacute; de ces mol&eacute;cules suffisent en quelques ann&eacute;es &agrave; s&eacute;lectionner des super-ravageurs. Il faut alors soit augmenter les doses, soit investir dans un nouveau cultivar, soit encore&nbsp;passer &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de pesticides (&eacute;cosyst&eacute;miques, par exemple, c&rsquo;est-&agrave;-dire enrobant la graine ou r&eacute;pandus pr&eacute;alablement dans le sol). Outre ces performances discutables, les pesticides ont provoqu&eacute; de nombreux dommages collat&eacute;raux : maladies professionnelles des travailleurs de l&rsquo;agriculture, cancer notamment, g&eacute;notoxicit&eacute; pour les consommateurs de ces productions, &eacute;limination progressive des insectes pollinisateurs, atteintes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; la biodiversit&eacute;. Outre le fait qu&rsquo;ils empoisonnent les cours d&rsquo;eau, ils pourraient &eacute;galement &ecirc;tre impliqu&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tiologie de l&rsquo;autisme &ndash; les neurotoxiques repr&eacute;sentent 40% de la production actuelle &ndash; et dans l&rsquo;effondrement des populations d&rsquo;oiseaux. Les O.G.M., qui se sont longtemps pr&eacute;sent&eacute;s comme une alternative, ne sont en r&eacute;alit&eacute; destin&eacute;s qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;server ce march&eacute; lucratif pour les majors de l&rsquo;industrie chimique ; l&rsquo;&eacute;limination du ravageur principal ne dispense en rien de l&rsquo;emploi de pesticides pour tous les autres ravageurs potentiels. Dans une p&eacute;riode qui sera de plus en plus marqu&eacute;e par l&rsquo;incertitude climatique, la sagesse commanderait, au contraire, une culture biologique de m&eacute;langes vari&eacute;taux les plus riches possible.&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/pesticides\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>pesticides<\/a>, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent &ndash; directement cette fois &ndash; les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage<br>\ndes <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Abeilles&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; abeilles, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.\nLe cas d&rsquo;Apis melifera, l&rsquo;abeille domestique &eacute;lev&eacute;e en Europe et en Am&eacute;rique, est embl&eacute;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a> ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.<br>\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Abeilles&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; abeilles, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.\nLe cas d&rsquo;Apis melifera, l&rsquo;abeille domestique &eacute;lev&eacute;e en Europe et en Am&eacute;rique, est embl&eacute;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a> transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la <a class=\"glossaryLink\" aria-describedby=\"tt\" data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;S&#xE9;curit&#xE9; alimentaire&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;La variation des prix d&#x2019;une marchandise en fonction de l&#x2019;offre et de la demande, se sp&#xE9;cifie pour les produits agricoles par une hyper-volatilit&#xE9;. Sch&#xE9;matiquement si l&#x2019;offre s&#x2019;effondre, le prix tend vers l&#x2019;infini, du simple fait qu&#x2019;on ne peut se dispenser de manger ; si l&#x2019;offre cro&#xEE;t de fa&#xE7;on importante, le prix tend vers z&#xE9;ro, ces produits &#xE9;tant &#xE0; la fois faiblement stockables et faiblement convertibles. C&#x2019;est la loi de King. Diverses tensions apparues r&#xE9;cemment se font ressentir sur ce march&#xE9; : les al&#xE9;as climatiques sont &#xE9;videmment un facteur d&#x2019;incertitude ; comme, selon toute probabilit&#xE9;, ils vont cro&#xEE;tre, il faut s&#x2019;attendre &#xE0; une augmentation g&#xE9;n&#xE9;rale des prix. Celle-ci sera entretenue par l&#x2019;emprise croissante sur les terres disponibles de cultures destin&#xE9;es &#xE0; produire les biocarburants s&#x2019;ajoutant &#xE0; celles d&#xE9;j&#xE0; destin&#xE9;es &#xE0; l&#x2019;alimentation du b&#xE9;tail. Enfin depuis le d&#xE9;but des ann&#xE9;es 2000 les boursicoteurs qui se sont avis&#xE9;s du potentiel de ce march&#xE9; en termes de croissance des b&#xE9;n&#xE9;fices, ont commenc&#xE9; &#xE0; sp&#xE9;culer sur les c&#xE9;r&#xE9;ales. Ces facteurs seront encore aggrav&#xE9;s par l&#x2019;interdiction des exportations en cas de p&#xE9;nurie, les &#xE9;tats &#xE9;tant &#xE9;videmment tenus de garantir la s&#xE9;curit&#xE9; alimentaire des nationaux. Agn&#xE8;s Sina&#xEF;, dans un article d&#x2019;ao&#xFB;t 2015 du Monde diplomatique, donne deux illustrations de cette fragilit&#xE9; :&#xA0;&amp;lt;strong&amp;gt;2002-2008&amp;lt;\/strong&amp;gt;&#xA0;Les ressources hydriques syriennes ont baiss&#xE9; de moiti&#xE9;, du fait d&#x2019;une agriculture de rente irrigu&#xE9;e. 2006-2011 S&#xE9;cheresses sans pr&#xE9;c&#xE9;dent. =&amp;gt; 1 500 000 paysans abandonnent leurs terres et viennent s&#x2019;entasser dans les bidonvilles p&#xE9;riurbains o&#xF9; ils entrent en con&amp;quot;it avec les r&#xE9;fugi&#xE9;s irakiens, arriv&#xE9;s l&#xE0; &#xE0; la suite de l&#x2019;invasion am&#xE9;ricaine de 2003. =&amp;gt; L&#x2019;Organisation de l&#x2019;Etat islamique &#xE9;merge et se r&#xE9;pand en Syrie et en Irak.&#xA0;&amp;lt;strong&amp;gt;2009-2011&amp;lt;\/strong&amp;gt;&#xA0;La politique agricole d&#xE9;sastreuse men&#xE9;e en Chine continentale (monoculture intensive, ass&#xE8;chement des sols, &#xE9;rosion &#xE9;olienne, ensablement des villages, politique inad&#xE9;quate de reboisement) aboutit, du fait de la s&#xE9;cheresse, &#xE0; un effondrement des r&#xE9;coltes. L&#x2019;Etat ach&#xE8;te massivement des c&#xE9;r&#xE9;ales sur le march&#xE9; international. =&amp;gt; Flamb&#xE9;e des cours du bl&#xE9; =&amp;gt; L&#x2019;Egypte, premier importateur mondial de bl&#xE9;, subit le doublement du prix de la tonne ; le prix du pain est multipli&#xE9; par 3. C&#x2019;est la R&#xE9;volution. Et personne n&#x2019;est &#xE0; l&#x2019;abri. A titre d&#x2019;illustration : 2016 en France. La r&#xE9;colte de bl&#xE9; tendre et d&#x2019;orge s&#x2019;annonce assez catastrophique dans l&#x2019;hexagone. Les pluies et les inondations d&#x2019;une part, le faible ensoleillement d&#x2019;autre part devraient se traduire par une baisse des rendements de l&#x2019;ordre de 20%. Par ailleurs l&#x2019;humidit&#xE9; ambiante a emp&#xEA;ch&#xE9; la formation des grains dans les &#xE9;pis, tout en favorisant la prolif&#xE9;ration des agents pathog&#xE8;nes. Les r&#xE9;serves de 2015, particuli&#xE8;rement abondantes, devraient permettre de combler ais&#xE9;ment la p&#xE9;riode de jointure, d&#x2019;autant que les r&#xE9;coltes ont &#xE9;t&#xE9; bonnes ailleurs et que&#xA0;les prix resteront bas. On se trouve dans une configuration d&#xE9;j&#xE0; rencontr&#xE9;e en 1984, 1998, 2007, 2010... avec, ces ann&#xE9;es-l&#xE0;, des tensions plus importantes sur le march&#xE9; international des c&#xE9;r&#xE9;ales... en attendant l&#x2019;ann&#xE9;e de tous les dangers. Relativement &#xE0; ces risques consid&#xE9;rables, il existe deux &#xE9;coles : le march&#xE9; et la r&#xE9;gulation. Pour les tenants du premier, le refus d&#x2019;exporter les mauvaises ann&#xE9;es peut induire un raidissement des politiques nationales et faire perdre l&#x2019;effet r&#xE9;gulateur des gradients de productivit&#xE9; d&#x2019;une r&#xE9;gion &#xE0; l&#x2019;autre, suscitant finalement une hausse des prix. Pour les partisans de la seconde, il s&#x2019;agit de garantir la s&#xE9;curit&#xE9; alimentaire sur le long terme, en particulier par le stockage des exc&#xE9;dents qui permet de maintenir les prix dans les limites assurant &#xE0; la fois l&#x2019;acc&#xE8;s de tous &#xE0; une alimentation abordable et le maintien des agriculteurs par le biais de revenus d&#xE9;cents. La solution de ce probl&#xE8;me crucial r&#xE9;side probablement dans une r&#xE9;gulation mondiale qui laisserait agir le march&#xE9; dans les limites o&#xF9; il est b&#xE9;n&#xE9;fique mais corrigerait par des politiques appropri&#xE9;es ses effets pervers.&lt;\/div&gt;\" href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/securite-alimentaire\/\" target=\"_blank\" data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]' tabindex=\"0\" role=\"link\">s&#xE9;curit&#xE9; alimentaire<\/a> para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Abeilles&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Les quatre cinqui&egrave;mes de plantes, sauvages ou cultiv&eacute;es, ont besoin d&rsquo;insectes pollinisateurs pour se reproduire. Or les populations d&rsquo;insectes qui accomplissent cette fonction &ndash; abeilles, papillons, bourdons, mouches &ndash; sont globalement en d&eacute;clin.\nLe cas d&rsquo;Apis melifera, l&rsquo;abeille domestique &eacute;lev&eacute;e en Europe et en Am&eacute;rique, est embl&eacute;matique de cette disparition. A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&eacute;rique - on a vu appara&icirc;tre le SEE (syndrome d&rsquo;effondrement des essaims).\nSes caract&eacute;ristiques sont les suivantes : les ouvri&egrave;res adultes disparaissent, laissant les &oelig;ufs et les larves &agrave; l&rsquo;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&rsquo;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&rsquo;abord les &eacute;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&rsquo;&eacute;tendre son aire de r&eacute;partition de l&rsquo;Asie - o&ugrave; il est relativement ma&icirc;tris&eacute; par son h&ocirc;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am&eacute;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&ocirc;te en consommant son h&eacute;molymphe &ndash; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&eacute;formation des ailes ou la perte du sens de l&rsquo;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&eacute;s par la monocultures, les pesticides et l&rsquo;amplifications des al&eacute;as climatiques. Les pollinisateurs en g&eacute;n&eacute;ral, les abeilles domestiques en particulier, ne trouvent plus dans leur environnement &ndash; du fait des la disparition des haies, des espaces sauvages, de la rotation des cultures &ndash; une nourriture suffisamment riche et vari&eacute;e pour r&eacute;sister aux divers parasites. Les &eacute;carts climatiques accroissent le stress des abeilles qui sont de moins en moins &agrave; m&ecirc;me\nd&rsquo;assurer la survie de la ruche. Quant aux pesticides, il est probable qu&rsquo;ils ont induit des r&eacute;troactions positives avec les virus ; certains de ceux-ci accroissent la toxicit&eacute; desdits pesticides, lesquels, en modifiant la flore intestinale des insectes, pourrait y&nbsp;favoriser la prolif&eacute;ration virale. Par ailleurs les neurotoxiques de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration (n&eacute;ocortino&iuml;des) ne se contentent plus d&rsquo;empoisonner les essaims ; &agrave; des doses infimes, ils perturbent - directement cette fois - les diff&eacute;rents syst&egrave;mes de rep&eacute;rage\ndes abeilles ; les animaux ne retrouvant plus la ruche meurent d&rsquo;&eacute;puisement.\nEn Chine ce sont des ouvriers agricoles qui &laquo; pollinisent &raquo; &agrave; la main ; aux &Eacute;tats-Unis, des entreprises itin&eacute;rantes louent leurs abeilles transport&eacute;es dans des caisses. Dans un&nbsp;monde o&ugrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire para&icirc;tra bient&ocirc;t un r&ecirc;ve lointain, comment produira-t-on assez de nourriture sans les abeilles et autres pollinisateurs ?&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/abeilles\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>abeilles<\/a> et autres pollinisateurs ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les quatre cinqui&#xE8;mes de plantes, sauvages ou cultiv&#xE9;es, ont besoin d&#x2019;insectes pollinisateurs pour se reproduire. 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A partir de 1998 en Europe - et 10 ans plus tard en Am&#xE9;rique - on a vu appara&#xEE;tre le SEE (syndrome d&#x2019;effondrement des essaims).\nSes caract&#xE9;ristiques sont les suivantes : les ouvri&#xE8;res adultes disparaissent, laissant les &#x153;ufs et les larves &#xE0; l&#x2019;abandon ; mais, pour autant, on ne retrouve pas de cadavres autour de la ruche.\nIl serait cependant simpliste d&#x2019;incriminer un effet direct des pesticides traditionnels.\nCe sont d&#x2019;abord les &#xE9;changes commerciaux qui ont permis au ravageur principal, un acarien parasite du nom de &amp;lt;em&amp;gt;Varroa destructor&amp;lt;\/em&amp;gt;, de muter et d&#x2019;&#xE9;tendre son aire de r&#xE9;partition de l&#x2019;Asie - o&#xF9; il est relativement ma&#xEE;tris&#xE9; par son h&#xF4;te, &amp;lt;em&amp;gt;Apis cerana&amp;lt;\/em&amp;gt; - vers l&#x2019;Europe et l&#x2019;Am&#xE9;rique.\nEn plus de son action propre - il affaiblit son h&#xF4;te en consommant son h&#xE9;molymphe &#x2013; il inocule un certain nombre de virus provoquant la paralysie ou une d&#xE9;formation des ailes ou la perte du sens de l&#x2019;orientation.\nCette synergie basale a vu ses effets multipli&#xE9;s par la monocultures, les pesticides et l&#x2019;amplifications des al&#xE9;as climatiques. 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