{"id":580,"date":"2021-04-26T17:28:23","date_gmt":"2021-04-26T15:28:23","guid":{"rendered":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/?post_type=glossary&#038;p=580"},"modified":"2021-04-26T17:28:23","modified_gmt":"2021-04-26T15:28:23","slug":"petrole-la-face-cachee","status":"publish","type":"glossary","link":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/petrole-la-face-cachee\/","title":{"rendered":"P\u00e9trole : la face cach\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Il ne sert pas exclusivement &agrave; faire tourner des moteurs mais aussi &agrave; fabriquer du plastique. Et notre glorieuse civilisation du conditionnement jetable en fabrique plusieurs millions de tonnes chaque ann&eacute;e, dont deux en moyenne aboutissent dans les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Oc&eacute;ans&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Ensemble des masses d&rsquo;eau&nbsp;sal&eacute;e occupant les zones les plus basses du relief terrestre.\nLa salinit&eacute; caract&eacute;ristique des oc&eacute;ans r&eacute;sulte du lessivage des roches par les\npr&eacute;cipitations, pendant plusieurs milliards d&rsquo;ann&eacute;es.\nSur le plan climatique le syst&egrave;me int&eacute;gr&eacute; des courants oc&eacute;aniques (Great Conveyor\nBelt) qui commande &eacute;galement l&rsquo;&eacute;vaporation et la&nbsp;circulation atmosph&eacute;rique, engendre\nune grande partie des climats locaux.\nD&rsquo;autre part les oc&eacute;ans captent une partie significative des &eacute;missions du carbone\natmosph&eacute;rique &ndash; environ un tiers &ndash; mais surtout cette captation est de longue dur&eacute;e,\nde l&rsquo;ordre de 1000 &agrave; 2000 ans.\nC&rsquo;est ce qu&rsquo;on d&eacute;signe comme le puits biog&eacute;ochimique de carbone. En substance la\nbiomasse riche en carbone &ndash; &agrave; savoir les d&eacute;chets organiques produits par l&rsquo;activit&eacute;\nbiologique (d&eacute;jections, cadavres) &ndash; s&eacute;dimente lentement sur les fonds puis est entra&icirc;n&eacute;e\npar le syst&egrave;me des courants dans un p&eacute;riple de plusieurs si&egrave;cles avant que\nses constituants chimiques ne retrouvent la surface et soient relargu&eacute;s dans l&rsquo;atmosph&egrave;re.\nOr ce puits a commenc&eacute; &agrave; se fermer inexorablement.\nLe dioxyde de carbone, du fait du rapport des masses, occupe les plus basses\ncouches de l&rsquo;atmosph&egrave;re. Outre la captation accrue de chaleur, il a un autre effet\nd&eacute;l&eacute;t&egrave;re : il acidifie, si elles sont suffisamment froides, les eaux superficielles.\nOr c&rsquo;est dans les zones o&ugrave; elles le sont le plus que se sont r&eacute;fugi&eacute;s, par s&eacute;lection naturelle,\nles petits animaux qui sont &agrave; la base des cha&icirc;nes alimentaires oc&eacute;aniques :\nles pt&eacute;ropodes en Arctique, le krill en Antarctique.\nCette acidit&eacute; accrue affecte &agrave; la fois leur calcification et leur m&eacute;tabolisme. La limitation\nde ces populations affecte donc l&rsquo;ensemble de la biosph&egrave;re oc&eacute;anique.\nComme si &ccedil;a ne suffisait pas, un ph&eacute;nom&egrave;ne analogue d&rsquo;acidification affecte les r&eacute;cifs\ncoralliens. Il est moindre mais il suffit &agrave; rompre la symbiose entre les polypes\nqui &eacute;difient ces r&eacute;cifs et l&rsquo;algue qui se nourrit du dioxyde de carbone qu&rsquo;ils rejettent,\nles pourvoyant en retour de nutriments essentiels.\nLes polypes et les algues disparaissent, les exosquelettes se fragilisent et se brisent\net les r&eacute;cifs qui servaient de pouponni&egrave;res &agrave; 20% des esp&egrave;ces marines sont d&eacute;sormais\nouverts aux pr&eacute;dateurs. Les individus juv&eacute;niles n&rsquo;ont donc plus le temps de se\nreproduire et les populations s&rsquo;effondrent.\nA cela il faut encore ajouter les millions de tonnes de plastiques rejet&eacute;es dans les\noc&eacute;ans &ndash; formant d&eacute;sormais ce qu&rsquo;on est convenu de nommer le septi&egrave;me continent\n&ndash; mais surtout la quantit&eacute; ahurissante de micro-particules qui en r&eacute;sultent et s&rsquo;accumulent\nd&eacute;sormais dans l&rsquo;ensemble des organismes marins.\nEt puis, bien s&ucirc;r, la p&egrave;che industrielle&hellip; non seulement elle draine d&rsquo;&eacute;normes chaluts,\nrejetant &agrave; l&rsquo;eau, apr&egrave;s tri, les esp&egrave;ces &laquo; sans int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique &raquo; mais encore\nelle est r&eacute;cemment pass&eacute;e &agrave; la technique du raclage des fonds, st&eacute;rilisant des zones\nenti&egrave;res.\nSans parler de la &laquo; p&ecirc;che scientifique &raquo; made in Japan&hellip;\nL&agrave; encore ce sont d&rsquo;abord les plus pauvres qui feront les frais de ces pratiques d&eacute;vastatrices.\nUn tiers de l&rsquo;humanit&eacute; environ pr&eacute;l&egrave;ve ses prot&eacute;ines dans les mers et\noc&eacute;ans et r&eacute;side donc &agrave; faible distance des c&ocirc;tes promises de plus en plus aux impacts\nde la d&eacute;stabilisation climatique : &eacute;rosion du littoral, temp&ecirc;tes, inondations,\nvagues submersives&hellip;\nRabhi Pierre&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/oceans\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>oc&eacute;ans<\/a>, via le r&eacute;seau fluvial des &laquo; pays &eacute;mergents &raquo; (essentiellement Chine et Inde) qui ont acquis le caddy mais pas encore le recyclage. De l&agrave; ce 7e continent plastique dans le Pacifique Nord. A raison de 50 kg\/s de rejets par seconde la masse&nbsp;des plastiques sera bient&ocirc;t &eacute;quivalente &agrave; l&rsquo;ensemble de la biomasse oc&eacute;anique.<br>\nComme les micro fragments qui r&#xE9;sultent de sa d&#xE9;composition m&#xE9;canique<br>\nempoisonnent toute la faune (qui d&rsquo;une fa&ccedil;on ou d&rsquo;une autre, l&rsquo;absorbe) elle aura t&ocirc;t fait de la d&eacute;passer. On estime que le plastique des <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Oc&eacute;ans&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Ensemble des masses d&rsquo;eau&nbsp;sal&eacute;e occupant les zones les plus basses du relief terrestre.\nLa salinit&eacute; caract&eacute;ristique des oc&eacute;ans r&eacute;sulte du lessivage des roches par les\npr&eacute;cipitations, pendant plusieurs milliards d&rsquo;ann&eacute;es.\nSur le plan climatique le syst&egrave;me int&eacute;gr&eacute; des courants oc&eacute;aniques (Great Conveyor\nBelt) qui commande &eacute;galement l&rsquo;&eacute;vaporation et la&nbsp;circulation atmosph&eacute;rique, engendre\nune grande partie des climats locaux.\nD&rsquo;autre part les oc&eacute;ans captent une partie significative des &eacute;missions du carbone\natmosph&eacute;rique &ndash; environ un tiers &ndash; mais surtout cette captation est de longue dur&eacute;e,\nde l&rsquo;ordre de 1000 &agrave; 2000 ans.\nC&rsquo;est ce qu&rsquo;on d&eacute;signe comme le puits biog&eacute;ochimique de carbone. En substance la\nbiomasse riche en carbone &ndash; &agrave; savoir les d&eacute;chets organiques produits par l&rsquo;activit&eacute;\nbiologique (d&eacute;jections, cadavres) &ndash; s&eacute;dimente lentement sur les fonds puis est entra&icirc;n&eacute;e\npar le syst&egrave;me des courants dans un p&eacute;riple de plusieurs si&egrave;cles avant que\nses constituants chimiques ne retrouvent la surface et soient relargu&eacute;s dans l&rsquo;atmosph&egrave;re.\nOr ce puits a commenc&eacute; &agrave; se fermer inexorablement.\nLe dioxyde de carbone, du fait du rapport des masses, occupe les plus basses\ncouches de l&rsquo;atmosph&egrave;re. Outre la captation accrue de chaleur, il a un autre effet\nd&eacute;l&eacute;t&egrave;re : il acidifie, si elles sont suffisamment froides, les eaux superficielles.\nOr c&rsquo;est dans les zones o&ugrave; elles le sont le plus que se sont r&eacute;fugi&eacute;s, par s&eacute;lection naturelle,\nles petits animaux qui sont &agrave; la base des cha&icirc;nes alimentaires oc&eacute;aniques :\nles pt&eacute;ropodes en Arctique, le krill en Antarctique.\nCette acidit&eacute; accrue affecte &agrave; la fois leur calcification et leur m&eacute;tabolisme. La limitation\nde ces populations affecte donc l&rsquo;ensemble de la biosph&egrave;re oc&eacute;anique.\nComme si &ccedil;a ne suffisait pas, un ph&eacute;nom&egrave;ne analogue d&rsquo;acidification affecte les r&eacute;cifs\ncoralliens. Il est moindre mais il suffit &agrave; rompre la symbiose entre les polypes\nqui &eacute;difient ces r&eacute;cifs et l&rsquo;algue qui se nourrit du dioxyde de carbone qu&rsquo;ils rejettent,\nles pourvoyant en retour de nutriments essentiels.\nLes polypes et les algues disparaissent, les exosquelettes se fragilisent et se brisent\net les r&eacute;cifs qui servaient de pouponni&egrave;res &agrave; 20% des esp&egrave;ces marines sont d&eacute;sormais\nouverts aux pr&eacute;dateurs. Les individus juv&eacute;niles n&rsquo;ont donc plus le temps de se\nreproduire et les populations s&rsquo;effondrent.\nA cela il faut encore ajouter les millions de tonnes de plastiques rejet&eacute;es dans les\noc&eacute;ans &ndash; formant d&eacute;sormais ce qu&rsquo;on est convenu de nommer le septi&egrave;me continent\n&ndash; mais surtout la quantit&eacute; ahurissante de micro-particules qui en r&eacute;sultent et s&rsquo;accumulent\nd&eacute;sormais dans l&rsquo;ensemble des organismes marins.\nEt puis, bien s&ucirc;r, la p&egrave;che industrielle&hellip; non seulement elle draine d&rsquo;&eacute;normes chaluts,\nrejetant &agrave; l&rsquo;eau, apr&egrave;s tri, les esp&egrave;ces &laquo; sans int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique &raquo; mais encore\nelle est r&eacute;cemment pass&eacute;e &agrave; la technique du raclage des fonds, st&eacute;rilisant des zones\nenti&egrave;res.\nSans parler de la &laquo; p&ecirc;che scientifique &raquo; made in Japan&hellip;\nL&agrave; encore ce sont d&rsquo;abord les plus pauvres qui feront les frais de ces pratiques d&eacute;vastatrices.\nUn tiers de l&rsquo;humanit&eacute; environ pr&eacute;l&egrave;ve ses prot&eacute;ines dans les mers et\noc&eacute;ans et r&eacute;side donc &agrave; faible distance des c&ocirc;tes promises de plus en plus aux impacts\nde la d&eacute;stabilisation climatique : &eacute;rosion du littoral, temp&ecirc;tes, inondations,\nvagues submersives&hellip;\nRabhi Pierre&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/oceans\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>oc&eacute;ans<\/a> tue chaque ann&eacute;e un million d&rsquo;oiseaux et cent milles mammif&egrave;res marins, sans compter les poissons. A quoi il faut ajouter la sur-p&ecirc;che (traduction en japonais : &laquo; p&ecirc;che scientifique &raquo; ). Cette ponction catastrophique jointe au ph&eacute;nom&egrave;ne de l&rsquo;acidification, r&eacute;duira d&rsquo;autant les capacit&eacute;s du puits &laquo; bio-g&eacute;ochimique de carbone &raquo;, raison pour laquelle l&rsquo;ONU a adopt&eacute; un<br>\nmoratoire au terme de sa premi&egrave;re conf&eacute;rence mondiale sur les <a class=\"glossaryLink\"  aria-describedby=\"tt\"  data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Oc&eacute;ans&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Ensemble des masses d&rsquo;eau&nbsp;sal&eacute;e occupant les zones les plus basses du relief terrestre.\nLa salinit&eacute; caract&eacute;ristique des oc&eacute;ans r&eacute;sulte du lessivage des roches par les\npr&eacute;cipitations, pendant plusieurs milliards d&rsquo;ann&eacute;es.\nSur le plan climatique le syst&egrave;me int&eacute;gr&eacute; des courants oc&eacute;aniques (Great Conveyor\nBelt) qui commande &eacute;galement l&rsquo;&eacute;vaporation et la&nbsp;circulation atmosph&eacute;rique, engendre\nune grande partie des climats locaux.\nD&rsquo;autre part les oc&eacute;ans captent une partie significative des &eacute;missions du carbone\natmosph&eacute;rique &ndash; environ un tiers &ndash; mais surtout cette captation est de longue dur&eacute;e,\nde l&rsquo;ordre de 1000 &agrave; 2000 ans.\nC&rsquo;est ce qu&rsquo;on d&eacute;signe comme le puits biog&eacute;ochimique de carbone. En substance la\nbiomasse riche en carbone &ndash; &agrave; savoir les d&eacute;chets organiques produits par l&rsquo;activit&eacute;\nbiologique (d&eacute;jections, cadavres) &ndash; s&eacute;dimente lentement sur les fonds puis est entra&icirc;n&eacute;e\npar le syst&egrave;me des courants dans un p&eacute;riple de plusieurs si&egrave;cles avant que\nses constituants chimiques ne retrouvent la surface et soient relargu&eacute;s dans l&rsquo;atmosph&egrave;re.\nOr ce puits a commenc&eacute; &agrave; se fermer inexorablement.\nLe dioxyde de carbone, du fait du rapport des masses, occupe les plus basses\ncouches de l&rsquo;atmosph&egrave;re. Outre la captation accrue de chaleur, il a un autre effet\nd&eacute;l&eacute;t&egrave;re : il acidifie, si elles sont suffisamment froides, les eaux superficielles.\nOr c&rsquo;est dans les zones o&ugrave; elles le sont le plus que se sont r&eacute;fugi&eacute;s, par s&eacute;lection naturelle,\nles petits animaux qui sont &agrave; la base des cha&icirc;nes alimentaires oc&eacute;aniques :\nles pt&eacute;ropodes en Arctique, le krill en Antarctique.\nCette acidit&eacute; accrue affecte &agrave; la fois leur calcification et leur m&eacute;tabolisme. La limitation\nde ces populations affecte donc l&rsquo;ensemble de la biosph&egrave;re oc&eacute;anique.\nComme si &ccedil;a ne suffisait pas, un ph&eacute;nom&egrave;ne analogue d&rsquo;acidification affecte les r&eacute;cifs\ncoralliens. Il est moindre mais il suffit &agrave; rompre la symbiose entre les polypes\nqui &eacute;difient ces r&eacute;cifs et l&rsquo;algue qui se nourrit du dioxyde de carbone qu&rsquo;ils rejettent,\nles pourvoyant en retour de nutriments essentiels.\nLes polypes et les algues disparaissent, les exosquelettes se fragilisent et se brisent\net les r&eacute;cifs qui servaient de pouponni&egrave;res &agrave; 20% des esp&egrave;ces marines sont d&eacute;sormais\nouverts aux pr&eacute;dateurs. Les individus juv&eacute;niles n&rsquo;ont donc plus le temps de se\nreproduire et les populations s&rsquo;effondrent.\nA cela il faut encore ajouter les millions de tonnes de plastiques rejet&eacute;es dans les\noc&eacute;ans &ndash; formant d&eacute;sormais ce qu&rsquo;on est convenu de nommer le septi&egrave;me continent\n&ndash; mais surtout la quantit&eacute; ahurissante de micro-particules qui en r&eacute;sultent et s&rsquo;accumulent\nd&eacute;sormais dans l&rsquo;ensemble des organismes marins.\nEt puis, bien s&ucirc;r, la p&egrave;che industrielle&hellip; non seulement elle draine d&rsquo;&eacute;normes chaluts,\nrejetant &agrave; l&rsquo;eau, apr&egrave;s tri, les esp&egrave;ces &laquo; sans int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique &raquo; mais encore\nelle est r&eacute;cemment pass&eacute;e &agrave; la technique du raclage des fonds, st&eacute;rilisant des zones\nenti&egrave;res.\nSans parler de la &laquo; p&ecirc;che scientifique &raquo; made in Japan&hellip;\nL&agrave; encore ce sont d&rsquo;abord les plus pauvres qui feront les frais de ces pratiques d&eacute;vastatrices.\nUn tiers de l&rsquo;humanit&eacute; environ pr&eacute;l&egrave;ve ses prot&eacute;ines dans les mers et\noc&eacute;ans et r&eacute;side donc &agrave; faible distance des c&ocirc;tes promises de plus en plus aux impacts\nde la d&eacute;stabilisation climatique : &eacute;rosion du littoral, temp&ecirc;tes, inondations,\nvagues submersives&hellip;\nRabhi Pierre&lt;\/div&gt;\"  href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/oceans\/\"  target=\"_blank\"  data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]'  tabindex='0' role='link'>oc&eacute;ans<\/a>.<br>\nTout &#xE7;a vous a un petit c&#xF4;t&#xE9; SDN qui n&#x2019;est gu&#xE8;re rassurant. Finalement le plus efficace c&#x2019;est peut-&#xEA;tre de faire savoir aux amateurs de poissons et de fruits de mer qu&#x2019;ils s&#x2019;empoisonnent eux aussi aux fragments de micro-plastique&#x2026;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il ne sert pas exclusivement &#xE0; faire tourner des moteurs mais aussi &#xE0; fabriquer du plastique. Et notre glorieuse civilisation du conditionnement jetable en fabrique plusieurs millions de tonnes chaque ann&#xE9;e, dont deux en moyenne aboutissent dans les <a class=\"glossaryLink\" aria-describedby=\"tt\" data-cmtooltip=\"&lt;div class=glossaryItemTitle&gt;Oc&#xE9;ans&lt;\/div&gt;&lt;div class=glossaryItemBody&gt;Ensemble des masses d&#x2019;eau&#xA0;sal&#xE9;e occupant les zones les plus basses du relief terrestre.\nLa salinit&#xE9; caract&#xE9;ristique des oc&#xE9;ans r&#xE9;sulte du lessivage des roches par les\npr&#xE9;cipitations, pendant plusieurs milliards d&#x2019;ann&#xE9;es.\nSur le plan climatique le syst&#xE8;me int&#xE9;gr&#xE9; des courants oc&#xE9;aniques (Great Conveyor\nBelt) qui commande &#xE9;galement l&#x2019;&#xE9;vaporation et la&#xA0;circulation atmosph&#xE9;rique, engendre\nune grande partie des climats locaux.\nD&#x2019;autre part les oc&#xE9;ans captent une partie significative des &#xE9;missions du carbone\natmosph&#xE9;rique &#x2013; environ un tiers &#x2013; mais surtout cette captation est de longue dur&#xE9;e,\nde l&#x2019;ordre de 1000 &#xE0; 2000 ans.\nC&#x2019;est ce qu&#x2019;on d&#xE9;signe comme le puits biog&#xE9;ochimique de carbone. En substance la\nbiomasse riche en carbone &#x2013; &#xE0; savoir les d&#xE9;chets organiques produits par l&#x2019;activit&#xE9;\nbiologique (d&#xE9;jections, cadavres) &#x2013; s&#xE9;dimente lentement sur les fonds puis est entra&#xEE;n&#xE9;e\npar le syst&#xE8;me des courants dans un p&#xE9;riple de plusieurs si&#xE8;cles avant que\nses constituants chimiques ne retrouvent la surface et soient relargu&#xE9;s dans l&#x2019;atmosph&#xE8;re.\nOr ce puits a commenc&#xE9; &#xE0; se fermer inexorablement.\nLe dioxyde de carbone, du fait du rapport des masses, occupe les plus basses\ncouches de l&#x2019;atmosph&#xE8;re. Outre la captation accrue de chaleur, il a un autre effet\nd&#xE9;l&#xE9;t&#xE8;re : il acidifie, si elles sont suffisamment froides, les eaux superficielles.\nOr c&#x2019;est dans les zones o&#xF9; elles le sont le plus que se sont r&#xE9;fugi&#xE9;s, par s&#xE9;lection naturelle,\nles petits animaux qui sont &#xE0; la base des cha&#xEE;nes alimentaires oc&#xE9;aniques :\nles pt&#xE9;ropodes en Arctique, le krill en Antarctique.\nCette acidit&#xE9; accrue affecte &#xE0; la fois leur calcification et leur m&#xE9;tabolisme. La limitation\nde ces populations affecte donc l&#x2019;ensemble de la biosph&#xE8;re oc&#xE9;anique.\nComme si &#xE7;a ne suffisait pas, un ph&#xE9;nom&#xE8;ne analogue d&#x2019;acidification affecte les r&#xE9;cifs\ncoralliens. Il est moindre mais il suffit &#xE0; rompre la symbiose entre les polypes\nqui &#xE9;difient ces r&#xE9;cifs et l&#x2019;algue qui se nourrit du dioxyde de carbone qu&#x2019;ils rejettent,\nles pourvoyant en retour de nutriments essentiels.\nLes polypes et les algues disparaissent, les exosquelettes se fragilisent et se brisent\net les r&#xE9;cifs qui servaient de pouponni&#xE8;res &#xE0; 20% des esp&#xE8;ces marines sont d&#xE9;sormais\nouverts aux pr&#xE9;dateurs. Les individus juv&#xE9;niles n&#x2019;ont donc plus le temps de se\nreproduire et les populations s&#x2019;effondrent.\nA cela il faut encore ajouter les millions de tonnes de plastiques rejet&#xE9;es dans les\noc&#xE9;ans &#x2013; formant d&#xE9;sormais ce qu&#x2019;on est convenu de nommer le septi&#xE8;me continent\n&#x2013; mais surtout la quantit&#xE9; ahurissante de micro-particules qui en r&#xE9;sultent et s&#x2019;accumulent\nd&#xE9;sormais dans l&#x2019;ensemble des organismes marins.\nEt puis, bien s&#xFB;r, la p&#xE8;che industrielle&#x2026; non seulement elle draine d&#x2019;&#xE9;normes chaluts,\nrejetant &#xE0; l&#x2019;eau, apr&#xE8;s tri, les esp&#xE8;ces &#xAB; sans int&#xE9;r&#xEA;t &#xE9;conomique &#xBB; mais encore\nelle est r&#xE9;cemment pass&#xE9;e &#xE0; la technique du raclage des fonds, st&#xE9;rilisant des zones\nenti&#xE8;res.\nSans parler de la &#xAB; p&#xEA;che scientifique &#xBB; made in Japan&#x2026;\nL&#xE0; encore ce sont d&#x2019;abord les plus pauvres qui feront les frais de ces pratiques d&#xE9;vastatrices.\nUn tiers de l&#x2019;humanit&#xE9; environ pr&#xE9;l&#xE8;ve ses prot&#xE9;ines dans les mers et\noc&#xE9;ans et r&#xE9;side donc &#xE0; faible distance des c&#xF4;tes promises de plus en plus aux impacts\nde la d&#xE9;stabilisation climatique : &#xE9;rosion du littoral, temp&#xEA;tes, inondations,\nvagues submersives&#x2026;\nRabhi Pierre&lt;\/div&gt;\" href=\"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/glossary\/oceans\/\" target=\"_blank\" data-gt-translate-attributes='[{\"attribute\":\"data-cmtooltip\", \"format\":\"html\"}]' tabindex=\"0\" role=\"link\">oc&#xE9;ans<\/a>, via le r&#xE9;seau fluvial des &#xAB; pays &#xE9;mergents &#xBB; (essentiellement Chine et Inde) qui ont acquis [&#x2026;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"menu_order":0,"template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/glossary\/580"}],"collection":[{"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/glossary"}],"about":[{"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/glossary"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/glossary\/580\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":581,"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/glossary\/580\/revisions\/581"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cis-h.fr\/ecosophie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=580"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}